Mobilité professionnelle : comment préparer un changement de poste ?

Préparer une mobilité, c’est clarifier ses motivations, explorer le futur poste et identifier les conditions de réussite que l'ont soit collaborateur ou RH.

Par Rédaction NoikeMis à jour le 2 novembre 20266 min de lecture

Un nouveau poste peut répondre à une envie d’apprendre, de prendre d’autres responsabilités ou de retrouver des conditions de travail plus satisfaisantes. Mais changer ne suffit pas toujours à résoudre ce qui pose problème.

Pour la personne qui envisage de bouger comme pour les RH qui accompagnent une mobilité, la première étape consiste à préciser le projet : qu’est-ce qui doit changer, qu’attend-on du futur poste et que faut-il préparer pour que la transition se passe bien ?

Mobilité interne, externe, reconversion : qu’est-ce qui change ?

La mobilité professionnelle recouvre plusieurs situations, qui peuvent se combiner.

  • La mobilité interne consiste à changer de poste, de fonction ou de périmètre au sein de la même entreprise. Elle peut permettre de découvrir une activité, de prendre de nouvelles responsabilités ou de poursuivre son parcours dans un autre service.

  • La mobilité externe implique de rejoindre un autre employeur. La personne peut continuer à exercer le même métier, mais dans une organisation, une équipe ou des conditions différentes.

  • La reconversion professionnelle correspond à un changement de métier ou d’activité professionnelle. Elle peut nécessiter une formation, l’acquisition de nouvelles compétences et une exploration approfondie du métier envisagé.

Ces distinctions aident à préciser le besoin. Une personne qui apprécie ses missions mais souhaite une autre organisation du travail n’explore pas les mêmes pistes qu’une personne qui veut changer d’activité.

Côté RH, l’enjeu est de comprendre ce que le salarié recherche avant de lui proposer un poste disponible.

Que faut-il clarifier avant d’envisager un nouveau poste ?

Avant d’examiner les offres ou les possibilités internes, prenez le temps de distinguer ce que vous souhaitez quitter de ce que vous voulez retrouver. Vous pouvez organiser votre réflexion autour de trois questions :

  • Que souhaitez-vous conserver ? Certaines missions, les relations avec vos collègues, un domaine d’expertise, une stabilité ou une souplesse d’organisation.

  • Que souhaitez-vous changer ? Le contenu du travail, le rythme, les responsabilités, le fonctionnement de l’équipe ou les possibilités d’évolution.

  • Que souhaitez-vous développer ? Une compétence, davantage d’autonomie, de nouvelles activités ou une autre façon de contribuer.

Appuyez-vous sur des situations précises. Dire "je veux plus d’autonomie" ouvre une discussion, mais ne décrit pas encore ce que vous attendez. Souhaitez-vous organiser vos journées, choisir vos méthodes ou prendre davantage de décisions ?

Prenons un exemple : une personne apprécie son métier, mais les interruptions fréquentes l’empêchent d’approfondir ses dossiers. Son besoin porte peut-être d’abord sur l’organisation et les conditions de travail. Une autre souhaite justement quitter les tâches d’analyse pour exercer davantage d’activités de terrain. Le même changement de poste ne répondra pas aux deux projets.

Pour les RH, cette clarification suppose aussi de décrire le futur poste concrètement : ses missions, ses contraintes, les interactions et les marges de décision. Connaître les souhaits d’une personne ne suffit pas si l’on connaît mal ce qu’on lui propose.

Comment les tests peuvent-ils aider à préparer une mobilité ?

Un test peut apporter des repères pour mieux comprendre son fonctionnement et mettre des mots sur ses attentes. Il peut aussi aider les RH à préparer un échange, en complément du parcours et des expériences du salarié. Noike explore trois dimensions :

  • La personnalité, pour décrire des tendances dans la manière de fonctionner.

  • Les motivations, pour explorer ce que la personne recherche et valorise dans le travail.

  • Le raisonnement, pour apporter un éclairage à travers les exercices proposés.

L’intérêt se trouve dans les questions que ces résultats permettent d’ouvrir. Par exemple, si les résultats font ressortir l’importance de l’indépendance, la personne peut revenir sur les situations dans lesquelles elle a apprécié disposer d’une marge de manœuvre. Les RH peuvent ensuite préciser comment les décisions sont prises dans le poste envisagé. Les résultats servent alors à préparer une discussion : de quelle autonomie parle-t-on, comment s’exerce-t-elle aujourd’hui et quelle place aura-t-elle demain ? Un test ne remplace toutefois pas l’examen des compétences, des intérêts professionnels ou des conditions réelles du poste. Noike ne mesure pas les intérêts professionnels et ses résultats ne suffisent pas à décider d’une mobilité.

Comment passer des résultats à un projet concret ?

Pour avancer, confrontez les pistes issues de votre réflexion et des tests à des informations sur le travail envisagé.

Choisissez quelques questions à approfondir, puis cherchez comment y répondre : échange avec le titulaire du poste, rencontre avec le manager, observation d’une activité ou recherche sur les formations nécessaires.

Votre situationQuestion à se poserActions à mettre en place
Vous souhaitez bouger sans savoir dans quelle directionQu’est-ce qui doit changer dans mon travail ?Prendre contact avec un conseiller en évolution professionnelle. Réfléchir sur vos motivations.
Vous envisagez un poste différent dans votre entrepriseQuelles missions vais-je découvrir et quelles compétences faudra-t-il développer ?Échanger avec une personne qui connaît le poste, le futur manager puis les RH.
Vous souhaitez changer d’entreprise en gardant votre métierQuelles conditions dois-je vérifier chez un nouvel employeur ?Enquêter sur l’organisation. Questionner et échanger avec des personnes travaillant dans l'entreprise visée.
Vous envisagez un autre métierQuelles activités m’attirent et que dois-je apprendre pour les exercer ?Prendre contact avec un conseiller en évolution professionnelle. Entamer un bilan de compétences, des enquêtes métiers ou immersion
Vous accompagnez une mobilité en tant que RHQue faut-il préparer pour permettre la prise de poste ?Analyse des compétences, formation, tutorat et points de suivi.

Dans une mobilité interne, l’ancienneté ou la réussite sur le poste actuel ne répondent pas à toutes les questions sur le futur poste. Il faut aussi explorer l’intérêt de la personne pour les nouvelles missions et les apprentissages à prévoir. Une mobilité se prépare donc des deux côtés : la personne précise son projet ; l’entreprise explicite les attentes et les moyens d’accompagnement.

Questions fréquentes

Faut-il changer de métier pour retrouver de l’intérêt dans son travail ?

Pas nécessairement. Le besoin peut porter sur les missions, l’organisation, les relations ou les perspectives d’évolution. Identifier ce qui vous manque permet d’explorer plusieurs possibilités avant de décider.

Un test peut-il indiquer quel poste choisir ?

Il peut apporter des repères sur certaines dimensions de votre fonctionnement et nourrir vos questions. Le choix demande aussi d’examiner les compétences, les intérêts, les contraintes et les activités réelles du poste.

Peut-on faire le point sans en parler à son employeur ?

Oui. Le CEP permet notamment de bénéficier d’un accompagnement confidentiel, sans communication des échanges à l’employeur.

Comment les RH peuvent-elles préparer une mobilité interne ?

En croisant les souhaits du salarié avec les missions du futur poste, les compétences disponibles et celles à développer. Les échanges avec le futur manager permettent ensuite de préciser l’accompagnement et le suivi de la prise de poste.

Vous souhaitez commencer par explorer votre fonctionnement et vos motivations ?

La passation individuelle gratuite de Noike peut nourrir cette réflexion et vous aider à préparer vos échanges sur votre évolution professionnelle.

Sources

  1. CEP https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F32457